Beaucoup de rues portent le nom d’acteurs de la colonisation. Le débat fait rage entre partisans de les débaptiser, de ne pas remuer la vase au risque d’en faire des victimes emblématiques, d’adjoindre des plaques explicatives, de donner à plus de rues (et d’équipements publics voisins) le nom de militants de la décolonisation, …. Dans un premier temps il est utile de connaître leurs histoires, celle des personnages mais aussi celle du « baptême » de ces rues. C’est ce que nous faisons pour Dijon, Rennes, … et cela pour que chacun puisse se situer dans le débat mémoriel

 

Marie-Louise

Marie Louise Yanelli sur une photo qu’elle nous avait confié pour l’exposition « A chacun son Algérie :les Dijonnais d’aujourd’hui et l’Algérie de 1954 à 1962 »

Marie-Claude Pascal nous a quitté.

Elle avait bien voulu, en 2012, livrer son émouvant témoignage pour notre film « A chacun son Algérie » : lycéenne à Alger au milieu des attentats du FLN puis de l’OAS ; le mauvais accueil qu’elle reçut en France, comme beaucoup de « rapatriés d’Algérie », motiva son engagement à la CIMADE pour accueillir les étrangers

 

 

 

 

Le Maghreb  au centre  du  vendredi saint

Dans nos églises, sur leur chemin ce croix, la station V voisine de quelques mètres la station VI. Sur la côte nord-africaine, Benghazi n’est qu’à dix kilomètres de Cyrène.

Simon de Cyrène, évoqué en ce vendredi saint est le seul personnage du Maghreb cité dans les Evangiles même si la tradition orthodoxe attribue aussi à Saint Marc une origine cyrénaïque donc, aujourd’hui, libyenne.

Je viens de m’apercevoir que, sur ce même chemin de croix, la voisine immédiate de Simon, a à voir avec cette même petite région de l’actuel Maghreb. Elle n’est pas nommée dans les Evangiles mais une tradition ultérieure inventera une femme qui essuie le visage de Jésus et qui s’appellera en grec (plus exactement en macédonien) Bérénice (« Βερενίκη » Berenikê, « qui porte la victoire »,= Phéré en grec), latinisé  en « Véronique ».

Or la ville de Benghazi  s’appelait Bérénice au III° avant JC, pour avoir été  reconstruite par la reine Bérénice  épouse de Ptolémée  III. Aujourd’hui, d’après Wikipédia (à vérifier), Benghazi se dit Bernîk en berbère.

Pour mieux faire briller cet étalement de ma culture, le mot « vernis » de l'italien vernice, est  dérivé de la ville de Bérénice (actuellement Benghazi) d'où aurait été issu dans l'antiquité un ingrédient de ce produit (la soude ? l’ambre ? une résine ?). Une étymologie populaire fait dériver « Véronique » de « vera » « icône », la vraie image (du Christ, imprimée sur le linge de véronique ; Certains chemins de croix sont représentés par des icones … vernissées que l’on peut parcourir … en boucle !

Bonne semaine pascale à tous, bon confinement sur les deux rives de la Méditerranée; , Luc

 

 

 

 

 

Les œufs de Pâques et la culture berbère

 

La petite histoire des calendriers nous apprend que c’est un Berbère, Victor Ier, pape de 189 à 199, qui s’efforça de fixer à la célébration de Pâques une date commune à tous les chrétiens.

Mais bien avant,  l’œuf était au centre de la commémoration de la Pâque juive et de la célébration animiste du printemps.

Le mot hébreu Pessah (« le passage ») qui désigne la Pâque juive a donné pour les chrétiens « Pâques » en français et Fessah , فصح  en arabe.[i] . Le mot amazigh, Tafsut, « le printemps » est à rapprocher de l’arabe  Fessah, « Pâques » mais n’en est pas la simple berbérisation. Dans le monde berbère le printemps arrive avant Pâques. Mais comme  Pâques, il est fêté avec des œufs. En Kabylie, la « rencontre du printemps » (Amager n Tafsut) se fait autour d’un couscous avec des œufs cuits avec des racines d’aderyès (thapsia en français, bounafaa en arabe). Cette ombellifère toxique mais dépurative a donné son nom à l’ensemble de ce plat avec ses œufs, et même à cette fête. Ne peut-on la rapprocher des « herbes amères » du repas pascal juif ? Les chrétiens peuvent y voire la souffrance du Christ avant sa mort et la « coupe qu’il dû boire jusqu’à la lie ». Mais de cette amertume jaillit la résurrection et, de l’œuf, la promesse de vie ! joyeux printemps à tous !

 

[i][i] A ne pas confondre, mais si proche phonétiquement, de    فسح      « allonger le pas » mais aussi ‘ouvrir le passage »

 

 

Dans le cadre du festival Babel danse, chemins berbères,  et de l’exposition de Brahim Saïs « autour de la famille de Fadhma Amrouche » du 26 au 29 février 2020

 

Luc Thiébaut a évoqué « Fadhma Amrouche, ses enfants (Taos et Jean) et la diversité culturelle de Algérie » le27 février  à Saint Brieuc, MJC du Plateau

 15 décembre 2019 « Au coin de nos rues …mots arabes sur les trottoirs de Rennes»,diaporama-jeu   animé par Luc Thiébaut  dans le cadre des portes ouvertes au Centre Culturel Avicenne à Rennes 

Les arbres de la Méditerranée, 

Balade au jardin marocain

de la Chapelle-des-Fougeretz dans le cadre de la fête des confitures, dimanche 8 septembre 2019, 11h30 & 13h30

Visite animée par Luc Thiébaut : les arbres du Maghreb, leurs fruits et leurs noms à travers la Méditerranée 

 17 octobre 2019, Diversité du patrimoine religieux en Algérie : églises, synagogues, mosquées, cimetières, …   à la Médiathèque Saint Yves Saint-Brieuc  (présentée l a la bibliothèque diocésaine de Rennes le 28 janvier 2019, à celle de Dijon le 4 décembre et à la MJC des Grésilles le 2 décembre 2019)

 

 « La diversité religieuse de l’Algérie à travers son patrimoine architectural d’aujourd’hui :

L’Algérie est riche de sa diversité religieuse. Si la plus ancienne religion de l’Algérie, le judaïsme, ne subsiste plus qu’à travers des synagogues abandonnées, les différents courants de l’Islam ont inspiré des mosquées très diverses et constitué l’histoire de l’Algérie. Quant aux églises, ce ne sont pas les mêmes traditions qui les ont construites et qui se développent aujourd’hui. Beaucoup d’Algériens sont attachés à cette diversité, qu’ils soient nostalgiques des coexistences passées, inquiets du développement de nouveaux courants ou en recherche personnelle et attachés à la liberté de penser. 

Au coin de nos rues ……

 mots arabes et berbères,

mémoires franco-maghrébines 
« Dimanche à Rennes » 23 juin 2019

MIR 7 quai Chateaubriand

 Balade au Centre de Rennes puis diaporama/débat : l'Histoire France Maghreb ...dans nos rues : 

puis mandole (Brahim) et  bendir (Nabil)

 

 

 

 

la Balade au centre  ville a rassemblé 60 personnes  "à la découverte de mots d'origine arabe et berbère  au fil des rues de Rennes"

 

Le 12 juin 2019, quarante participants du « bistrot mémoire » rennais sont venus visiter le jardin marocain. Après une présentation par Aberrazak Zahout, architecte qui a conçu ce jardin au début du XXIème siècle, Luc Thiébaut a pu, malgré la pluie mais grâce à la bonne volonté des participants, présenter les arbres du Maghreb dans leurs relation avec notre alimentation, notre histoire et la langue française. Le groupe formant une communauté amicale envers les personnes qui ont perdu de leur capacité de perception, nous avons pu profiter des odeurs de ces arbres et arbustes : santoline, eucalyptus, cèdre, chalef, rosiers,…  

Alphonse Daudet et l’Algérie

(Tartarin, les Lettres de mon moulin, Contes du lundi, …)

conférence illustrée

le 22 avril 2019   à l’UTL de Belle-Île, le  29 avril 2019   à la MIR de Rennes et, si Covid le veut, en décembre 2020 à Dijon

 

« Sous la Troisième République, l’Algérie se résumait pour la plupart des Français aux clichés qui leur restaient de la lecture de Tartarin de Tarascon d’Alphonse Daudet, un des classiques de l’école primaire d’alors.” (De la littérature française, Denis Hollier). Aujourd’hui, les Lettres de mon Moulin et d’autres nouvelles nous en apprennent beaucoup plus, pour le meilleur et pour le pire, sur l’histoire rugueuse de nos deux pays, les soldats algériens de l’armée française, les migrants … et sur l’écologie, les sauterelles, les fauves,  …

 

La voilà la Blanche Hermine ! vive le patrimoine naturel algérien !

 

Mourad Harzallah a relevé la présence, inconnue jusque-là, de l’hermine en Algérie (Biban et Djurdjura).

 

Un symbole pour ceux qui sont attachés à ce pays … ....et à la Bretagne !

 

un "fauve" plus modeste que celui de notre conférence d'avril !

 

Le site Histoires ordinaires nous consacre un portrait  à l’occasion de l’ animation Diversité des langues écrites dans les rues de Villejean, du 26 septembre 2018

 

 https://www.histoiresordinaires.fr/villejean/Balade-avec-Luc-Thiebaut-d-une-rive-a-l-autre-de-la-Mediterranee_a6.html

 

 

Gitans  d’Afrique  du Nord

prochaine projection: à la MIR, Rennes, (septembre 2020 sous réserve)

Luc Thiébaut  a présenté sa recherche sur  les Gitans d’Afrique du nord  à l’INALCO (Langues’O’) le 16 mars 2018 devant des chercheurs en langue Rromani.

En décembre 2017, devant les portraits, en collage, par Mustafa Boutadjine de plusieurs célébrités qui font le lien entre le monde Tzigane et le Maghreb, Luc Thiébaut a exposé à Dijon dans une soirée organisée par le MRAP, ses recherches en cours sur la présence et la perception, en Afrique du nord, des cultures gitanes (Domari, Naouar, …) et des personnes et groupes considérés comme tels par les habitants (Beni Addes, Amer, Hadjeres, …). Tout témoignage sera bienvenu, dans le but de mieux connaître et de valoriser la diversité culturelle de nos pays. 

Tziganes et arabes dans le figure de l’ «Autre » ; les fondements algériens du concept de "nomades " dans la législation française ; Gitans d’ Egypte dans l’imaginaire européen et dans le cinéma égyptien ; El Andalous et les gitans;  les gitans du Maghreb sous la colonisation et dans la littérature  française ; les groupes sociaux perçues comme  gitans dans l’ Algérie d’ aujourd’hui  

 

Projection du film « A chacun son Algérie »  de Caroline Philibert et Luc Thiébaut, produit par la Maison de la Méditerranée

le 14 février 2014,  70 personnes ont vu ce film et en on débattu. a été évoquée la mémoire des témoins qui nous ont, depuis quitté : Amor Belfodil, Ginette Garrigue,  Guillaume Mordoj, René Justrabo.

sur ce dernier, plusieurs personnes, anciens de Sidi Bel Abbès (pied-noir et Algériens) ont salué la mémoire de leur ancien maire,

Le témoignage d’ Ahmed sur le 14 juillet 1953 a intéressé d’autant qu’il était filmé en 2012 avant la sortie du film sur cet évènement que nous allons projeté à Rennes

on a aussi parlé de l’affaire Audin (qui a une rue à Rennes)

plusieurs personnes ont demandé une autre projection, dans leur commune

La veille, le film et ses intentions avaient fait l'objet de l'interview sur la radio c-lab https://www.c-lab.fr/emission/inattendue/inattendue-atelier-mash-up-bulles-tordre-a-chacun-son-algerie.html:

Mémoires françaises de tirailleurs marocains   

 

  Nombre de nos concitoyens sont issus de familles d’anciens Tirailleurs Marocains. Du Maghreb à nos villes, leurs pères ont pu passer par l’Indochine en guerre ou par l’Allemagne. Nous avons collecté de nombreux témoignages d’anciens Tirailleurs et de leurs enfants. Ils sont mis en perspective avec cette « Armée d’Afrique » que composaient ces Tirailleurs, comme les Goumiers, les Turcos, les Spahis, les Zoiuaves et d’autres régiments, forgés au Maghreb, au  service de la France, pour le meilleur et pour le pire..

Le 13 novembre 2017, 50 participants de l’Université du Temps Libre de Belle-Île ont assisté à cette Conférence diaporama de Luc Thiébaut et ont envoyé une carte postale de sympathie, à Thami Haïe, un des tirailleurs partie prenante de ces mémoires

 

Plusieurs militants de l’indépendance algérienne sont passés par les prisons de Rennes.

Ils et surtout elles ont été peintes par le peintre Mustapha Boutadjine  dans l’exposition  “portraits en résistance” qui s'est tenu à Dijon en décembre 2017. Elles figurent dans sa série "Femmes d'Alger dans  ..."  Luc Thiébaut a animé le débat sur leurs itinéraires 

Le patrimoine algérien d’origine européenne

 

Conférence-diaporama

en avril 2018 avec "Les Amis de l'Algérie" de  Rennes 

en avril 2017,avec  l'Université du Temps Libre 

 

 

le 22 mars 2017 a eu lieu une rencontre autour de Fadhma Aït Mansour Amrouche, auteur de Histoire de ma vie et mère de Jean & Taos Amrouche; organisée par les Amis de l'Algérie, à l’ espace Ouest France, à Rennes, avec visioconférence depuis Bejaïa de Kamel Medjdoub, et depuis Ighil-Ali, de Mustafa   Amrouche et avec le maire de Baillé, Ille-et-Vilaine , où est inhumée Fadhma Amrouche.

 

          La Maison de la Méditerranée

 

 

La Maison de la Méditerranée est une association qui contribue à valoriser la part de l’«autre rive» que chacun détient de par ses lectures, ses voyages, son histoire familiale, ses références et par les immigrations qui ont formé notre société.

 

 

 

 

 La Maison de la Méditerranée, créée à Dijon en 1996,à Rennes en 2016, développe des animations dans l’Ouest (Mayenne, Ille-et Villaine, Morbihan, Côtes d'Armor ...).

 

maisondelamediterranee@laposte.net